les œuvres

Les activités

des sons dans l'air...

préludes à l'espace

écouter

l'Acousmonef

l'espace concret

l'espace du faire

galerie

mon acousmonde

voyages en acousmonde

télécharger

les acousmobiles

les acousmodules

les pages du faire

documents

calendrier

singularités

de l'autre côté

acousmonhomes

causeries illustrées

l'acousmathèque

bios

 

utopies et uchronies

le temps du faire

audio blog

des sons délyrants

liens

 

visions

 

abécédaire

 

 

 
V o y a g e s   e n   A c o u s m o n d e
 

 

Une virtualité réelle ?

Le terme de réalité virtuelle s'est imposé pour rassembler tout ce qui avait trait à la génération d'illusions interactives, où un joueur, puisqu'il s'agit en grande partie de ça, est immergé dans des images qui, même si elles ne la représentent pas, sont calquées sur la réalité physique, principalement telle qu'on la voit et, un peu, telle qu'on peut l'entendre et la ressentir.
La réalité augmentée n'en représente pas en soi une "amélioration", mais elle permet l'intrusion plus ou moins complète d'images distantes du réel environnant à l'intérieur de l'espace de représentation intime des casques visuels et audios.

À l'opposé de cette tendance à l'internalisation généralisée du monde où tout converge vers la tête de l'individu, la virtualité réelle procède au contraire par l'externalisation dans le monde physique d'ondes sonores ou lumineuses. Pas besoin de casque et d'écouteurs, cette autre "augmentation de la réalité" se vit naturellement et en toute liberté. Le son projeté notamment, en ne nécessitant qu'une disposition judicieuse d'enceintes dans l'espace (et une composition adéquate...), représente une manière finalement simple (à défaut d'être toujours économique) d'accéder à un univers de présentation tridimensionnel, dont la complexité et la richesse sont comparables à ceux du "réel".
L'espace volumétrique comme celui sur lequel est basé l'Acousmonef permet ainsi la production d'objets sonores en volumes et en formes de toutes tailles, que l'on peut contourner ou pénétrer, tout autant qu'un champ vibratoire où des phénomènes complexes et diffus peuvent se déployer. Il peut produire un niveau de réalité qui dépasse celui de notre réalité objective, une sur-réalité sensitive et sensible où la virtualité des ondes sonores bascule dans le tangible, où le relief des choses sonores n'est plus seulement représenté mais devient quasiment physique...
Pour résumer, on pourrait dire qu'alors que la réalité virtuelle place des images du monde réel à l'intérieur d'une représentation virtuelle, la virtualité réelle place des objets virtuels (des sons produits par des haut-parleurs par exemple) au sein du monde réel.
 

Le temps d'entendre 

Écouter, seulement écouter (sans danser ou se balader !) durant une heure quelque-chose qui ne soit pas porté par des voix qui profèrent des mots ou qui racontent des histoires, constitue une expérience littéralement extra-ordinaire.
Il existe bien-sûr des courants musicaux qui s'appuient sur des états de conscience intermédiaires, qui peuvent trouver leur bien-être et leur bien-entendre dans certains types de constructions sonores temporellement étirées, souvent basées sur la répétition, mais les pièces qui sont rassemblées ici jouent au contraire sur un regain d'attention, sur une écoute hyper-active, utilisant des ressources sonores d'habitude masquées ou au moins très atténuées pour conduire l'audition en état d'éveil prolongé.

Chaque pièce explore d'une manière différente des parcours temporels sinueux et contrastés, qui emmènent les auditeurs visiter et vivre dans ces mondes alternatifs, voyageurs immobiles aux oreilles vagabondes.
La durée normale de ces voyages se situe en général entre 45 et 60 minutes, mais des versions plus courtes ou plus longues peuvent exister pour s'adapter à conditions d'écoute et d'auditoires particulières.

Contrairement aux pièces qui sont composées pour les séances et concerts traditionnels, dont le format spatial peut être ajusté à des dispositifs haut-parlants à l'intérieur d'un modèle donné, ces voyages nécessitent un dispositif haut-parlant spécifique, idéalement rendu à l'Acousmonef, mais pouvant aussi, avec quelques adaptations, fonctionner lors de mes sorties avec les acousmobiles et dans certains acousmonhomes..
Mais si le principe des espaces omniphoniques a le bonheur de se développer dans les années à venir (voir par exemple le système 4DSound), je me ferai évidemment une joie de fournir des adaptations de ces Voyages pour ces nouveaux dispositifs et lieux...

 

Espaces intîmes et extraordinaires

Voyage sensitif et onirique qui parcourt librement quelques régions de l'Acousmonde ; un long chapelet d'instants, toujours en mouvance, où l'on peut se laisser porter par des histoires élémentaires qui quelques-fois bousculent et submergent, bercent ou interrogent. Nous sommes au cœur de la matière sonore, subtile ou envahissante, aérienne ou ombrageuse, toujours à la fois un peu ici et ailleurs...
Trois versions : courte (26'), moyenne (48') et très longue (1h27).

 

Errance dans une nature-morte vivante

La musique concrète a souvent été associée, voir confondue, avec une musique de choses, et même de "sons-de-gamelles" pour reprendre une des images les plus réductrices qui a pu être véhiculée jadis.
Mais lorsque les corps sonores – ceux que l'on excite – et les objets sonores – ceux que l'on perçoit – passent du domaine de la métaphore à celle de l'audiblement tangible, lorsqu'ils crèvent le rideau acousmatique pour se constituer et s'animer parmi nous, ils deviennent lorsqu'ils atteignent notre cerveau des êtres sonores aux formes, aux contours et aux matières tout ce qu'il y a de plus vivants et nourrissent nos rêves et nos fantasmes...
D'une durée moyenne de 50 minutes, cette errance peut être aussi présentée sous la forme continue d'une installation, évidemment sans début ni fin.

 

Hétérotropismes

Un essai poético-philo-phonique commencé en 2024 à l'occasion de la semaine de la poésie, avec des mots-voix-sons de Antonin Artaud, Aragon, Georges Bataille, Blaise Cendrar, Andrée Chedid, Henri Chopin, Michel Foucault, Bernard Heidsieck, Isidore Isou, Vladimir Jankélévitch, Joyce Mansour, Francis Ponge, Nathalie Sarraute, Tristan Tzara, Marguerite Yourcenar...
Aux archives issues d'émissions radiophoniques et télévisuelles se conjuguent et s'articulent, outre des sons synthétiques, les "traductions" de pièces que j'avais réalisé en 1983/84, étant encore étudiant à la classe d'acousmatique de Lyon. Il s'agissait des "Deux poèmes de Louis Foucher" et de "Sous les pierres", la première étant abondamment basée sur les voix de mes camarades et des sons synthétiques, et la seconde sur des enregistrements naturalistes.
J'écris "traductions", car il s'agit de régénérations réalisées avec l'IA Udio durant l'hiver 2025/26. Cette méthode de "l'audio vers audio", à la différence de celle généralement pratiquée de la génération à partir d'une description, d'un "prompt", peut être extrêmement féconde en surprises que l'on peut qualifier de "créatives" tout en restant plus ou moins attachées à leurs modèles. De la poétique initiale nait une autre, à la fois éminemment technologique et foncièrement expérimentale.
Le titre rassemble les notions d'hétérotopisme de Michel Foucault et les tropismes de Nathalie Sarraute, et il constitue également une allusion à l'œuvre Hétérozygote de Luc Ferrari, une pièce emblématique de l'histoire acousmatique, où l'hétérogénéité des sources sonores était revendiquée.
Durée 58'40.

 

Dépaysage

Le paysage, ou plutôt ses contours, ses lumières, ses couches et ses nuées, se fait et se défait lentement, continuellement changeant et toujours pareil, de l'ensemble au détail, du lointain au tactile, nous sommes autant immergés qu'observateurs, visionnaires sensitifs et flottants...
Durée 40'30.

 

 

Fiction

1. Produit de l'imagination qui n'a pas de modèle complet dans la réalité.
2. Mensonge, dissimulation faite volontairement en vue de tromper autrui ; construction imaginaire consciente ou inconsciente se constituant en vue de masquer ou d'enjoliver le réel. 
3. Création imaginaire, souvent anecdotique, dans une œuvre artistique, littéraire ou cinématographique, constituant un code de lecture entre le créateur et son public.
4. Hypothèse dont on ne sait à l'avance si elle est juste ou fausse, qui permet l'élaboration d'un raisonnement. 
5. Fait sans aucune réalité, mais dont la loi suppose l'existence, pour constituer le fondement d'un droit.

 

 

L'architecture du vivant

La "suite" de Formes et couleurs de la vie de 1994...

 

 

Terres

à Osiris HD 209458 b - CoRoT-7 b - OGLE-2005-BLG-390Lb - KOI-172.02 - Kepler-62 e - Gliese 581 d etc...
On commence à peine de répertorier les exoplanètes qu'elles sont déjà des centaines à exciter notre imaginaire.
Elles sont détectables, mais pour l'instant totalement inobservables‚ et nous rêverons certainement encore très très longtemps de ces mondes aux paysages forcément extra-ordinaires, et dont certains abritent à n'en pas douter des formes de vies aujourd'hui impensables... Mais au fait, n'est-ce pas déjà un peu le cas sur notre Terre ?